Vitesse et Performance : Code Splitting, Division du code, Processus
Sommaire de l'article
Introduction
La vitesse et la performance d’un site web sont aujourd’hui des leviers stratégiques pour l’expérience utilisateur, la rétention et le référencement naturel. Un site lent, même s’il est esthétiquement réussi, perd des visiteurs, augmente le taux de rebond et pénalise son positionnement dans les résultats de recherche. Face à cette réalité, les développeurs et équipes techniques doivent adopter des stratégies d’optimisation fines, dont le code splitting est l’un des piliers.
Le code splitting, ou division du code, consiste à découper le code JavaScript (et parfois CSS) d’une application en plusieurs morceaux, appelés “chunks”, pour ne charger que ce qui est strictement nécessaire à chaque étape de la navigation. Cette technique permet de réduire drastiquement le poids du bundle initial, d’améliorer les temps de chargement et de rendre l’application plus réactive, surtout sur mobile ou sur des connexions limitées.
Dans cet article, nous décortiquons le code splitting : son fonctionnement, ses bénéfices concrets sur la vitesse et la performance, les bonnes pratiques d’implémentation, les outils et frameworks concernés, ainsi que les pièges à éviter. Vous y trouverez aussi des recommandations actionnables pour optimiser vos projets web, qu’il s’agisse d’un site vitrine, d’une application monopage (SPA) ou d’un site e‑commerce.
Qu’est-ce que le code splitting ?
Le code splitting est une technique d’optimisation qui consiste à diviser le code d’une application web en plusieurs fichiers plus petits, chargés à la demande ou en parallèle. Plutôt que de regrouper tout le JavaScript dans un seul gros fichier (bundle), on le segmente en plusieurs morceaux, que le navigateur peut charger séparément selon les besoins.
Cette approche est particulièrement utile pour les applications complexes, où la taille du bundle initial peut rapidement exploser avec l’ajout de fonctionnalités, de bibliothèques tierces ou de composants. En ne chargeant que le code nécessaire à la page ou à la vue actuelle, on réduit la quantité de JavaScript à télécharger, parser et exécuter au démarrage.
Le code splitting est pris en charge nativement par les principaux bundlers modernes : Webpack, Vite, Rollup, esbuild, ainsi que par les frameworks comme React, Vue.js, Angular, Nuxt.js ou Next.js. Ces outils permettent de configurer automatiquement le découpage par routes, par composants ou par fonctionnalités, sans avoir à tout gérer manuellement.
Comment fonctionne la division du code ?
Le code splitting repose sur le principe de “chargement à la demande” (lazy loading). Lorsqu’un utilisateur accède à une page, le navigateur ne charge que le code minimal requis pour afficher cette page. Le reste du code, relatif à d’autres pages ou fonctionnalités, est découpé en chunks distincts et chargé uniquement quand il est nécessaire.
Par exemple, dans une application monopage (SPA) avec plusieurs routes (accueil, produits, contact, panier), le code de chaque route peut être séparé en un chunk différent. Lorsque l’utilisateur visite la page d’accueil, seul le chunk correspondant à cette route est chargé. Les chunks des autres pages sont récupérés uniquement lorsqu’il navigue vers ces sections.
Techniquement, cela se fait via des importations dynamiques en JavaScript moderne :
import('./components/Modal.js').then(module => { // Utilisation du composant Modal
});
Cette syntaxe permet de charger un module de manière asynchrone, uniquement quand il est invoqué. Les bundlers transforment ces imports dynamiques en chunks séparés, que le navigateur peut charger à la volée.
Les principaux types de code splitting
Il existe plusieurs stratégies de code splitting, chacune adaptée à un contexte différent. Le choix de la méthode dépend de l’architecture de l’application, des frameworks utilisés et des objectifs de performance.
Code splitting par routes (route-based)
C’est la forme la plus courante. Chaque route ou page de l’application est découpée en un chunk distinct. Cela permet de ne charger que le code nécessaire à la page actuelle, ce qui réduit fortement le bundle initial.
Exemple : dans une application React avec React Router, chaque route peut être configurée pour charger un composant de manière dynamique. En Nuxt.js ou Next.js, ce découpage est souvent automatique grâce à la structure de fichiers.
Code splitting par composants (component-based)
On découpe le code au niveau des composants. Les composants lourds ou peu utilisés (modales, formulaires complexes, widgets) sont chargés à la demande, plutôt que d’être inclus dans le bundle principal.
Exemple : un composant de galerie photo ou de chat en ligne peut être lazy-loaded uniquement quand l’utilisateur interagit avec la section concernée.
Code splitting par fonctionnalités (feature-based)
On regroupe le code par fonctionnalités (ex : authentification, panier, recherche, tableaux de bord) et on les découpe en chunks séparés. Cela permet de charger une fonctionnalité complète uniquement quand elle est utilisée.
Exemple : dans un site e‑commerce, le code du panier et du paiement peut être séparé du reste du site, et chargé uniquement lorsqu’un utilisateur ajoute un produit au panier.
Code splitting conditionnel
On charge certains chunks uniquement sous certaines conditions : détection du type d’appareil, géolocalisation, permissions, ou comportement de l’utilisateur. Cela permet d’adapter le code chargé au contexte réel d’utilisation.
Exemple : un site peut charger une version allégée du code sur mobile, ou ne charger un module de géolocalisation que si l’utilisateur accepte la permission.
Avantages du code splitting pour la vitesse et la performance
Le code splitting n’est pas qu’une optimisation technique : il a un impact direct et mesurable sur la vitesse de chargement, la réactivité de l’application et l’expérience utilisateur.
Réduction du bundle initial
Le principal bénéfice est la réduction de la taille du bundle JavaScript initial. Un bundle plus petit se télécharge plus vite, surtout sur les réseaux mobiles ou les connexions limitées. Cela se traduit par un temps de chargement initial plus court, un First Contentful Paint (FCP) plus rapide et une page interactive plus tôt.
Sur un site e‑commerce, par exemple, le passage d’un bundle unique de 1,5 Mo à un bundle initial de 300 Ko peut réduire le temps de chargement initial de plusieurs secondes, ce qui a un impact direct sur le taux de rebond et la conversion.
Amélioration des Core Web Vitals
Le code splitting contribue directement à plusieurs indicateurs clés de performance :
- FCP (First Contentful Paint) : en chargeant moins de code au démarrage, la page affiche son contenu plus rapidement.
- LCP (Largest Contentful Paint) : en optimisant le chargement des ressources critiques, le contenu principal s’affiche plus vite.
- TTI (Time to Interactive) : en réduisant la quantité de JavaScript à parser et exécuter, l’application devient interactive plus tôt.
- TBT (Total Blocking Time) : moins de code à exécuter signifie moins de tâches bloquantes, donc une interface plus fluide.
Sur des projets récents, une bonne mise en œuvre du code splitting a permis d’améliorer le score PageSpeed de 20 à 40 points sur mobile, avec des gains concrets sur le FCP et le TTI.
Optimisation de l’utilisation des ressources
En chargeant uniquement le code nécessaire, on réduit la pression sur le CPU, la mémoire et le réseau. Cela est particulièrement bénéfique sur les appareils mobiles ou les terminaux bas/moyens de gamme, où les ressources sont limitées.
Un navigateur qui doit parser et exécuter 1 Mo de JavaScript consomme plus de batterie, génère plus de chaleur et ralentit l’appareil. En divisant ce code en chunks plus petits, on améliore la fluidité de l’application et la durée de vie de la batterie.
Meilleure expérience utilisateur
Les utilisateurs perçoivent une application comme plus rapide et plus réactive quand les pages chargent vite et que les interactions sont immédiates. Le code splitting permet de charger la page principale rapidement, puis de précharger ou de charger à la demande les autres parties de l’application en arrière-plan.
Cela donne l’impression d’une navigation quasi instantanée, même sur des sites complexes. Sur certains projets, cette amélioration de la perception de performance a conduit à une baisse du taux de rebond de 25 à 35 % et à une augmentation du taux de conversion.
Bonnes pratiques pour implémenter le code splitting
Pour tirer pleinement parti du code splitting, il est essentiel de suivre des bonnes pratiques claires et reproductibles. Voici les étapes clés à intégrer dans votre processus de développement.
Identifier le code critique
Avant de découper le code, il faut déterminer ce qui est “critique” pour le chargement initial. Il s’agit généralement du HTML, du CSS et du JavaScript nécessaires pour afficher la page principale et permettre les premières interactions.
Le reste du code (composants secondaires, bibliothèques optionnelles, fonctionnalités avancées) peut être lazy-loaded. Cela permet de minimiser le bundle initial tout en gardant une expérience fluide.
Structurer le code de manière modulaire
Une architecture modulaire facilite grandement le code splitting. Il est recommandé de :
- Séparer les fonctionnalités en modules indépendants (authentification, panier, recherche, etc.).
- Créer des composants réutilisables et découplés.
- Utiliser une structure de fichiers claire (par exemple, un dossier par fonctionnalité).
Cette organisation permet de configurer facilement le découpage par routes, par composants ou par fonctionnalités.
Utiliser les imports dynamiques
En JavaScript moderne, les imports dynamiques sont le moyen le plus simple d’implémenter le code splitting. Ils permettent de charger des modules à la demande, sans bloquer le chargement initial.
Exemple en React :
const LazyComponent = React.lazy( => import('./components/HeavyComponent'));
function App { return ( );
}
En Vue.js, on utilise des imports dynamiques dans les routes ou les composants :
const routes = [ { path: '/heavy', component: => import('./components/HeavyComponent.vue') }
]; Configurer le préchargement (prefetch/preload)
Le code splitting peut parfois introduire un léger délai lors de la première navigation vers un chunk. Pour éviter ce “lag”, on peut utiliser le prefetch ou le preload.
- Prefetch : charger un chunk en arrière-plan quand l’utilisateur est inactif, pour qu’il soit prêt lorsqu’il navigue.
- Preload : forcer le chargement d’un chunk critique dès le début, même s’il n’est pas immédiatement visible.
Ces stratégies permettent de concilier un bundle initial léger et une navigation fluide.
Optimiser la taille des chunks
Il ne s’agit pas seulement de découper le code, mais de le découper intelligemment. Un trop grand nombre de très petits chunks peut augmenter le nombre de requêtes HTTP et la latence globale.
Il est donc important de :
- Regrouper les composants ou fonctionnalités fortement liées dans un même chunk.
- Éviter de créer des chunks trop petits (par exemple, un chunk par composant de quelques kilo-octets).
- Utiliser des outils d’analyse de bundle (comme Webpack Bundle Analyzer) pour visualiser la taille et la composition des chunks.
Combiner avec d’autres optimisations
Le code splitting est encore plus efficace lorsqu’il est combiné avec d’autres techniques d’optimisation :
- Tree shaking : supprimer le code mort (code non utilisé) pour réduire encore la taille des bundles.
- Minification : minifier JavaScript et CSS pour réduire leur taille.
- Compression : activer la compression Brotli ou Gzip sur le serveur.
- Mise en cache : configurer correctement les en-têtes de cache pour que les chunks soient mis en cache efficacement.
Outils et frameworks pour le code splitting
Le code splitting est supporté par la plupart des outils modernes de build et de bundling. Voici un aperçu des principaux.
Webpack
Webpack est l’un des bundlers les plus populaires et offre un support très complet du code splitting via :
- Les imports dynamiques.
- La configuration de chunks personnalisés (splitChunks).
- Le prefetch et le preload.
Il permet de configurer finement le découpage par routes, par composants ou par fonctionnalités.
Vite
Vite, basé sur esbuild, prend en charge le code splitting de manière native et très performante. Il génère automatiquement des chunks pour les routes et les imports dynamiques, avec un temps de build et de rechargement très rapide.
React et React Router
React, combiné à React Router, permet facilement de mettre en place un code splitting par routes. Avec React.lazy et Suspense, on peut lazy-loader des composants de manière simple et efficace.
Vue.js et Vue Router
Vue.js et Vue Router offrent un support natif du code splitting via les imports dynamiques dans les routes. Cela permet de charger chaque page ou composant lourd uniquement quand il est nécessaire.
Nuxt.js et Next.js
Les frameworks SSR comme Nuxt.js et Next.js intègrent souvent un code splitting automatique par routes, ce qui réduit considérablement le bundle initial et améliore les performances SEO et les Core Web Vitals.
Impact sur le SEO et le référencement
Le code splitting a un impact indirect mais significatif sur le SEO. En améliorant la vitesse de chargement et les Core Web Vitals, il contribue à un meilleur classement dans les moteurs de recherche.
Les moteurs comme Google utilisent la vitesse de chargement, le FCP, le LCP et le TTI comme signaux de qualité. Un site plus rapide, avec un bundle initial plus léger, a plus de chances d’être bien indexé et bien positionné.
De plus, un meilleur temps de chargement réduit le taux de rebond et augmente le temps passé sur le site, deux signaux positifs pour le SEO.
Pièges et limites du code splitting
Le code splitting est puissant, mais il comporte aussi des pièges à connaître pour éviter de nuire à la performance.
Trop de petits chunks
Un trop grand nombre de très petits chunks peut augmenter le nombre de requêtes HTTP, ce qui peut ralentir le chargement global, surtout sur les réseaux lents. Il faut donc trouver un équilibre entre la taille des chunks et leur nombre.
Chunks critiques chargés trop tard
Si un chunk contenant du code critique (par exemple, un composant essentiel à l’affichage) est lazy-loaded, cela peut retarder le FCP ou le LCP. Il est donc crucial de bien identifier le code critique et de le charger en priorité.
Complexité de build et de maintenance
Le code splitting ajoute une couche de complexité au processus de build. Il faut bien configurer les bundlers, gérer les erreurs de chargement (fallbacks) et surveiller régulièrement la taille des bundles.
Interaction avec le cache
Le code splitting peut compliquer la gestion du cache, surtout si les noms de fichiers changent fréquemment (cache-busting). Il est important de configurer correctement le versioning (hashing) des fichiers pour que les chunks soient mis en cache efficacement.
Processus d’optimisation de la vitesse et de la performance
Le code splitting s’inscrit dans un processus plus large d’optimisation de la vitesse et de la performance. Voici les étapes clés à suivre :
1. Audit de performance
Commencez par un audit complet avec des outils comme Lighthouse, PageSpeed Insights ou WebPageTest. Analysez la taille des bundles, les Core Web Vitals, le FCP, le LCP, le TTI et le TBT.
2. Identification des goulots d’étranglement
Repérez les gros bundles, les bibliothèques inutiles, les composants lourds et les ressources bloquantes. Utilisez un analyseur de bundle pour visualiser la composition du code.
3. Mise en place du code splitting
Configurez le découpage par routes, par composants ou par fonctionnalités. Utilisez les imports dynamiques et les fonctionnalités de lazy loading des frameworks.
4. Optimisation complémentaire
Combinez le code splitting avec le tree shaking, la minification, la compression, la mise en cache, le prefetch et le lazy loading des images et des polices.
5. Mesure et suivi
Comparez les métriques avant et après l’implémentation. Surveillez régulièrement la vitesse de chargement, les Core Web Vitals et le taux de rebond pour mesurer l’impact réel.
Conclusion
Le code splitting est une technique incontournable pour optimiser la vitesse et la performance des sites web modernes. En divisant le code en chunks plus petits et en chargeant uniquement ce qui est nécessaire, on réduit drastiquement le bundle initial, on améliore les temps de chargement et on offre une expérience utilisateur plus fluide.
Pour en tirer pleinement parti, il faut l’intégrer dans un processus global d’optimisation : audit de performance, identification du code critique, structuration modulaire, utilisation des imports dynamiques, configuration du prefetch et combinaison avec d’autres techniques comme le tree shaking et la compression.
Que vous développiez un site vitrine, une application monopage ou un site e‑commerce, le code splitting peut faire la différence entre un site lent et un site performant. Prenez le temps de l’implémenter correctement, mesurez son impact et ajustez votre stratégie en fonction des résultats.
FAQ – Code Splitting, Vitesse et Performance
Qu’est-ce que le code splitting en développement web ?
Le code splitting est une technique qui consiste à diviser le code JavaScript (et parfois CSS) d’une application en plusieurs fichiers plus petits, appelés “chunks”. Ces chunks sont chargés à la demande, plutôt que d’être regroupés dans un seul gros fichier au démarrage. Cela permet de réduire la taille du bundle initial et d’améliorer la vitesse de chargement.
Le code splitting améliore-t-il vraiment la vitesse d’un site ?
Oui, le code splitting a un impact direct sur la vitesse de chargement. En ne chargeant que le code nécessaire à la page actuelle, on réduit le temps de téléchargement, de parsing et d’exécution du JavaScript. Cela se traduit par un First Contentful Paint plus rapide, un Time to Interactive plus court et une navigation plus fluide, surtout sur mobile.
Est-ce que le code splitting fonctionne avec tous les frameworks ?
La plupart des frameworks modernes (React, Vue.js, Angular, Nuxt.js, Next.js) supportent nativement ou via des plugins le code splitting. Les principaux bundlers (Webpack, Vite, Rollup, esbuild) permettent également de configurer facilement le découpage par routes, par composants ou par fonctionnalités.
Le code splitting a-t-il un impact sur le SEO ?
Indirectement, oui. En améliorant la vitesse de chargement et les Core Web Vitals (FCP, LCP, TTI), le code splitting contribue à un meilleur classement dans les moteurs de recherche. Un site plus rapide a aussi un taux de rebond plus faible et un temps passé sur le site plus long, deux signaux positifs pour le SEO.
Quelle est la différence entre code splitting et tree shaking ?
Le code splitting consiste à diviser le code en plusieurs chunks chargés à la demande. Le tree shaking, lui, consiste à supprimer le code mort (code non utilisé) lors du build. Ces deux techniques sont complémentaires : le tree shaking réduit la taille totale du code, tandis que le code splitting optimise la manière dont ce code est chargé.
Comment savoir si mon site a besoin de code splitting ?
Si votre bundle JavaScript initial dépasse 300–500 Ko, ou si vos Core Web Vitals (surtout FCP et TTI) sont mauvais sur mobile, le code splitting peut vous apporter des gains significatifs. Un audit avec Lighthouse ou PageSpeed Insights vous permettra d’identifier les opportunités d’optimisation.
Le code splitting peut-il ralentir un site ?
Dans certains cas, oui. Si on crée trop de très petits chunks, le nombre de requêtes HTTP peut augmenter et ralentir le chargement global. De même, si un chunk contenant du code critique est lazy-loaded, cela peut retarder l’affichage de la page. Il faut donc bien configurer le découpage et surveiller les métriques de performance.
Comment tester l’impact du code splitting sur la performance ?
Utilisez des outils comme Lighthouse, PageSpeed Insights ou WebPageTest pour mesurer les Core Web Vitals avant et après l’implémentation du code splitting. Comparez la taille des bundles, le FCP, le LCP, le TTI et le TBT sur différents types de connexions (3G, 4G, Wi‑Fi) et sur mobile/desktop.
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