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Quels plugins utilise une web WordPress et comment les identifier

Introduction

Sur un site WordPress, les plugins jouent un rôle central dans la performance, la sécurité, le référencement naturel et l’expérience utilisateur. Comprendre quels plugins utilise une web WordPress et savoir comment les analyser est essentiel pour tout professionnel du digital, en particulier en SEO et en webperformance. Que vous souhaitiez auditer un site client, analyser un concurrent ou optimiser votre propre installation, identifier les extensions actives permet de comprendre la stack technique, de repérer les points de friction et de détecter les opportunités d’amélioration. Dans cet article, nous allons détailler les différentes méthodes pour identifier les plugins WordPress utilisés, évaluer leur impact, adopter les bonnes pratiques et découvrir les principaux outils utiles pour mener un audit approfondi.

Concepts Clés

Avant de chercher à savoir quels plugins sont utilisés sur une web WordPress, il est indispensable de maîtriser quelques notions fondamentales liées au fonctionnement de WordPress et de ses extensions.

  • Plugin WordPress : un plugin est une extension logicielle qui s’ajoute au cœur de WordPress pour apporter une fonctionnalité supplémentaire sans avoir à modifier le code source du CMS. Il peut s’agir de SEO, de sécurité, de performance, d’e‑commerce, de mise en page ou d’intégrations tierces.
  • Thème : le thème gère l’apparence générale du site (design, layout, typographies). Certains thèmes embarquent leurs propres fonctionnalités, mais celles‑ci restent distinctes des plugins.
  • Performances : chaque plugin ajoute du code, des requêtes et parfois des scripts externes. Un empilement excessif d’extensions peut ralentir le chargement des pages, augmenter le temps de réponse serveur et dégrader les Core Web Vitals.
  • SEO : des plugins spécialisés comme Yoast SEO, All in One SEO ou Rank Math permettent d’optimiser les balises meta, les sitemaps XML, le maillage interne et la structure technique favorable au référencement.
  • Sécurité : des extensions comme Wordfence Security, Sucuri Security ou iThemes Security renforcent la protection contre les attaques, le spam et les failles connues.
  • Cache et optimisation : des plugins tels que WP Rocket, W3 Total Cache ou LiteSpeed Cache améliorent la vitesse de chargement grâce à la mise en cache, la minification et la compression.
  • E‑commerce : WooCommerce est le plugin de référence pour transformer un site WordPress en boutique en ligne complète, avec produits, panier, paiement et gestion des commandes.

Pourquoi identifier les plugins utilisés sur une web WordPress

Savoir quels plugins utilise une web WordPress est utile dans de nombreux cas concrets :

  • Audit SEO : vérifier si le site dispose d’un plugin de référencement adapté, s’il est correctement configuré et s’il n’entre pas en conflit avec d’autres extensions.
  • Audit de performance : repérer les plugins lourds, redondants ou mal optimisés qui peuvent pénaliser le temps de chargement.
  • Analyse concurrentielle : comprendre la stack d’outils utilisée par un concurrent pour reproduire, adapter ou améliorer sa stratégie.
  • Sécurité : détecter les plugins obsolètes, non maintenus ou connus pour leurs vulnérabilités afin de recommander des alternatives plus sûres.
  • Industrialisation et normalisation : documenter une liste de plugins de référence pour les différents projets clients et vérifier leur cohérence à travers plusieurs sites.

Comment identifier les plugins utilisés sur une web WordPress

1. Identification des plugins sur un site dont vous possédez l’accès

Lorsque vous avez accès à l’administration WordPress, l’identification des plugins utilisés est simple et fiable.

1.1 Depuis le tableau de bord WordPress

Connectez‑vous à l’interface d’administration du site, puis :

  • Accédez au menu Extensions > Extensions installées.
  • Vous y verrez la liste complète des plugins présents sur le site, avec leur statut (activé ou désactivé), leur version et parfois un lien vers leur page officielle.
  • Pour un audit, exportez ou documentez cette liste, en notant le rôle de chaque extension (SEO, cache, formulaires, sécurité, etc.).

1.2 Utilisation de WP‑CLI

Si vous disposez d’un accès SSH au serveur, WP‑CLI permet de lister les plugins via la ligne de commande :

  • Lancez la commande wp plugin list à la racine de l’installation WordPress.
  • Vous obtiendrez un tableau indiquant le nom du plugin, sa version, son statut (actif/inactif) et sa mise à jour éventuelle.
  • Cette méthode est particulièrement utile pour automatiser les audits sur plusieurs sites ou pour intégrer des vérifications dans des scripts de déploiement.

2. Identifier les plugins utilisés sur une web WordPress sans accès admin

Lorsque vous n’avez pas les identifiants d’administration, l’identification des plugins devient plus indirecte mais reste souvent possible, au moins partiellement.

2.1 Inspection du code source côté front

La première approche consiste à analyser le code HTML, CSS et JavaScript chargé côté navigateur :

  • Affichez la page à auditer dans votre navigateur.
  • Cliquez droit puis sélectionnez Afficher le code source ou utilisez les outils de développement (par exemple F12).
  • Recherchez des chemins de fichiers contenant /wp-content/plugins/ dans les scripts, feuilles de style ou images.
  • Les noms de dossiers dans ces URLs correspondent généralement aux plugins installés, par exemple /wp-content/plugins/woocommerce/, /wp-content/plugins/contact-form-7/, etc.

2.2 Analyse des signatures et classes CSS/JS

Certains plugins laissent des signatures facilement reconnaissables :

  • Classes CSS spécifiques, par exemple .elementor- pour Elementor, .woocommerce pour WooCommerce, .wpforms- pour WPForms.
  • Commentaires HTML mentionnant le nom de l’extension ou du constructeur de pages.
  • Scripts JavaScript nommés avec le plugin, par exemple yoast-seo, rank-math ou wprocket.

2.3 Outils en ligne pour détecter les plugins

Il existe plusieurs services en ligne capables d’identifier automatiquement une partie des plugins actifs sur un site WordPress en analysant le code public :

  • Des détecteurs de technologies qui scannent l’URL et tentent de reconnaître les CMS, thèmes et plugins en se basant sur les patterns connus.
  • Des outils spécialisés WordPress qui listent le thème actif, certaines extensions majeures (WooCommerce, Elementor, WPForms, WP Rocket, etc.) et des scripts tiers.
  • Ces outils ne détectent pas toujours tous les plugins, en particulier ceux qui ne chargent rien en front, mais ils donnent souvent une bonne base pour un premier audit.

2.4 Analyse réseau avec les outils de développement

Une autre méthode consiste à utiliser l’onglet Réseau ou Network des outils de développement du navigateur :

  • Rechargez la page en ayant l’onglet Network ouvert pour voir tous les fichiers chargés.
  • Filtrez sur les ressources JS et CSS puis recherchez à nouveau la chaîne plugins dans les URLs.
  • Identifiez les dossiers et comparez‑les aux noms habituels de plugins WordPress.

2.5 Limites de l’identification sans accès

Il est important de garder à l’esprit que :

  • Certains plugins ne produisent aucune sortie visible en front (par exemple des plugins d’API, des connecteurs tiers, des outils internes).
  • Des extensions peuvent être renommées ou masquées pour des raisons de sécurité, ce qui rend leur détection plus difficile.
  • Il est parfois impossible d’obtenir une liste exhaustive des plugins sans accès au back‑office.

Bonnes Pratiques pour gérer les plugins WordPress

Identifier les plugins utilisés sur une web WordPress n’est que la première étape. Pour obtenir un site rapide, sécurisé et bien référencé, il est indispensable d’appliquer un ensemble de bonnes pratiques dans la gestion quotidienne des extensions.

Limiter le nombre de plugins et éviter les doublons

Multiplier les plugins sans stratégie claire est l’une des principales causes de lenteur et de conflits fonctionnels :

  • Évitez d’installer plusieurs plugins qui remplissent la même fonction (par exemple deux plugins de SEO ou deux plugins de cache).
  • Privilégiez des extensions complètes plutôt que de nombreux petits modules fragmentés.
  • Supprimez les plugins inutilisés, désactivés de longue date ou installés uniquement pour des tests.

Optimiser le référencement avec un plugin SEO adapté

Pour le SEO, l’utilisation d’un plugin spécialisé est devenue un standard sur WordPress :

  • Yoast SEO : très populaire, il propose une analyse de contenu, la gestion fine des balises title et meta description, la génération de sitemaps XML et des recommandations d’optimisation.
  • All in One SEO : plugin complet, apprécié pour sa flexibilité, ses réglages avancés et ses intégrations avec les principaux outils marketing.
  • Rank Math : extension moderne, orientée données, qui intègre facilement la Search Console et propose des fonctionnalités avancées même en version gratuite.

L’important est de n’activer qu’un seul plugin SEO principal et de le configurer proprement en tenant compte de la structure du site (types de contenus, taxonomies, pages stratégiques).

Améliorer la structure et l’expérience utilisateur

Pour la création de pages et la mise en forme avancée, les constructeurs visuels ont pris une place centrale :

  • Elementor : constructeur de pages très répandu, il permet de créer des layouts complexes en glisser‑déposer, avec de nombreux widgets et modèles prédéfinis.
  • Divi Builder : intégré au thème Divi mais disponible aussi sous forme de plugin, il offre un éditeur visuel complet, adapté aux sites vitrines et aux sites de contenu.
  • Des alternatives comme Beaver Builder ou le bloc éditeur natif de WordPress (Gutenberg) peuvent également être rencontrées lors d’un audit.

Lorsque vous identifiez un constructeur de pages sur une web WordPress, cela vous donne des indications sur la façon dont le site est structuré et sur les marges de manœuvre en termes de refonte.

Gérer la performance et la vitesse de chargement

Les plugins de cache et d’optimisation jouent un rôle crucial dans l’expérience utilisateur et le SEO :

  • WP Rocket : plugin premium très utilisé pour améliorer les performances. Il gère la mise en cache des pages, la minification des fichiers CSS/JS, le lazy‑load des images et diverses optimisations avancées.
  • W3 Total Cache et WP Super Cache : alternatives populaires, souvent utilisées sur des hébergements mutualisés ou des infrastructures plus complexes.
  • Des extensions dédiées aux images, comme Imagify ou Smush, compressent les médias pour réduire le poids global des pages.

Lors d’un audit, si vous constatez l’absence de plugin de cache sur un site à fort trafic, il y a généralement un levier d’amélioration significatif.

Renforcer la sécurité

Un site WordPress exposé sans plugin de sécurité correctement configuré reste vulnérable :

  • Wordfence Security : offre un pare‑feu applicatif, un scanner de malwares et un suivi en temps réel des tentatives de connexion.
  • Sucuri Security : propose surveillance, audit des fichiers, journalisation des activités et pare‑feu cloud.
  • Des plugins anti‑spam comme Akismet complètent la protection sur les formulaires et commentaires.

Identifier ces plugins lors d’un audit permet de mieux appréhender le niveau de protection du site et les risques potentiels.

Assurer la maintenance et les sauvegardes

La gestion des plugins ne doit pas se limiter à l’installation. La maintenance continue est indispensable :

  • Mettre à jour régulièrement les extensions pour bénéficier des correctifs de sécurité et des améliorations de performance.
  • Utiliser un plugin de sauvegarde comme UpdraftPlus ou une solution intégrée de l’hébergeur pour disposer de points de restauration en cas de problème après mise à jour.
  • Tester les mises à jour majeures sur un environnement de préproduction lorsque le site génère un volume de trafic ou de revenus important.

Outils et Ressources pour analyser les plugins WordPress

Plusieurs outils permettent d’analyser et de mieux comprendre l’impact des plugins utilisés sur une web WordPress.

Outil Fonctionnalité principale
Google Search Console Analyse du trafic organique, suivi des impressions et des clics, identification des pages lentes ou des erreurs d’exploration liées à certaines extensions.
Google Analytics ou équivalent Mesure du comportement utilisateur, du taux de rebond, du temps passé sur les pages, pour corréler les changements de plugins avec la performance business.
WP‑CLI Gestion en ligne de commande des plugins : liste, activation, désactivation, mises à jour et audits automatisés.
Outils d’audit de performance Services comme PageSpeed Insights ou d’autres analyseurs de performance pour mesurer l’impact des scripts et styles chargés par les plugins.
Outils de détection de technologies Identification automatisée du CMS, du thème et de certains plugins à partir du code public et des en‑têtes de réponse.

FAQ

P1 : Comment identifier les plugins utilisés sur un site WordPress avec accès à l’administration ?

La méthode la plus fiable consiste à se connecter au tableau de bord puis à ouvrir le menu Extensions > Extensions installées. Vous obtenez alors la liste complète des plugins présents, avec leur statut. Pour un audit avancé, vous pouvez également utiliser WP‑CLI avec la commande wp plugin list afin d’exporter ou de traiter automatiquement ces informations.

P2 : Comment savoir quels plugins utilise une web WordPress sans accès admin ?

Sans accès au back‑office, vous pouvez :

  • Inspecter le code source de la page et rechercher les chemins contenant /wp-content/plugins/.
  • Utiliser les outils de développement du navigateur pour analyser les fichiers CSS et JS chargés.
  • Recourir à des outils en ligne capables de détecter certaines extensions à partir des patterns connus.

Cette approche permet d’identifier une partie des plugins, en particulier les plus visibles (page builders, SEO, e‑commerce, formulaires, cache).

P3 : Quels sont les plugins WordPress les plus couramment utilisés ?

Parmi les plugins fréquemment rencontrés lors d’un audit de site WordPress, on retrouve :

  • Yoast SEO, All in One SEO ou Rank Math pour le référencement.
  • WooCommerce pour l’e‑commerce.
  • Elementor ou Divi Builder pour la création de pages.
  • WP Rocket, W3 Total Cache ou LiteSpeed Cache pour les performances.
  • Contact Form 7 ou WPForms pour les formulaires.
  • Akismet pour lutter contre le spam.

P4 : Un trop grand nombre de plugins peut‑il ralentir mon site WordPress ?

Oui, surtout si certains plugins sont mal développés, redondants ou exécutent beaucoup de requêtes. Chaque extension ajoute du code et des ressources à charger. Il est donc recommandé de :

  • Limiter le nombre de plugins aux fonctionnalités réellement nécessaires.
  • Supprimer les extensions inutilisées.
  • Privilégier des plugins reconnus, régulièrement mis à jour et bien notés.

P5 : Comment sécuriser efficacement les plugins utilisés sur mon site ?

Pour sécuriser vos plugins, adoptez les bonnes pratiques suivantes :

  • Mettre à jour rapidement les extensions dès que des correctifs sont disponibles.
  • Installer un plugin de sécurité global (par exemple Wordfence Security ou Sucuri Security) pour surveiller les tentatives d’attaque.
  • Supprimer tout plugin obsolète, non maintenu ou provenant de sources non fiables.
  • Mettre en place un système de sauvegarde régulier afin de pouvoir restaurer le site en cas de problème.

P6 : Comment choisir les bons plugins pour améliorer le SEO d’un site WordPress ?

Pour optimiser le SEO, choisissez un plugin principal de référencement (Yoast SEO, All in One SEO ou Rank Math) et configurez‑le en fonction de votre stratégie :

  • Activez la génération de sitemaps XML et vérifiez leur bonne prise en compte dans la Search Console.
  • Optimisez les balises title et meta description pour les pages stratégiques.
  • Utilisez les fonctionnalités de maillage interne et de gestion des redirections si disponibles.

Évitez d’installer plusieurs plugins SEO simultanément pour prévenir les conflits et les doublons de fonctionnalités.

P7 : Comment évaluer l’impact d’un plugin sur la performance de mon site ?

Pour mesurer l’impact d’une extension sur les performances :

  • Testez la vitesse du site avant et après installation avec des outils de mesure de performance.
  • Analysez les fichiers JS et CSS supplémentaires chargés par le plugin.
  • Surveillez l’évolution des indicateurs techniques (LCP, FID, CLS, temps de réponse serveur).
  • En cas de dégradation notable, envisagez une alternative plus légère ou une configuration plus fine.

P8 : Que faire si deux plugins entrent en conflit sur une web WordPress ?

Les conflits entre plugins sont fréquents, surtout sur les sites anciens ou très personnalisés :

  • Désactivez temporairement les extensions suspectes une par une pour identifier l’origine du problème.
  • Consultez la documentation ou le support des plugins concernés pour vérifier la compatibilité.
  • Mettez à jour tous les plugins, le thème et WordPress avant de conclure à un conflit définitif.
  • Si nécessaire, remplacez le plugin problématique par une alternative plus compatible.

Conclusion

Identifier précisément quels plugins utilise une web WordPress est une étape clé de tout audit technique, SEO ou de performance. Grâce à l’accès au tableau de bord, à l’inspection du code source, aux outils de détection et aux bonnes pratiques de maintenance, vous pouvez dresser une cartographie claire des extensions actives, comprendre leur rôle et mesurer leur impact. En combinant cette analyse avec une gestion raisonnée des plugins — limitation du nombre d’extensions, choix d’outils reconnus, mises à jour régulières et surveillance des performances — vous disposerez d’une base solide pour optimiser durablement vos sites WordPress, qu’il s’agisse de vos propres projets ou de ceux de vos clients.

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