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Comment migrer un site WordPress sans perdre votre référencement

Sommaire de l'article

Introduction

Migrer un site WordPress peut sembler une tâche complexe pour les débutants comme pour certains utilisateurs avancés, mais avec les bonnes pratiques, les bons outils et une préparation rigoureuse, l’opération est tout à fait réalisable et maîtrisable. Que ce soit pour changer d’hébergeur, passer d’un environnement de développement à la production, migrer vers un nouveau nom de domaine ou simplement améliorer la performance et la sécurité de votre site, la migration est une étape cruciale qui nécessite une attention particulière.

En 2025, WordPress propulse plus de quatre sites sur dix dans le monde, ce qui en fait la solution de gestion de contenu la plus utilisée à l’échelle mondiale. Cette position dominante s’explique par sa flexibilité, la richesse de son écosystème (thèmes, extensions, intégrations) ainsi que la capacité de la plateforme à s’adapter à tous les types de projets, du simple blog au site e‑commerce complexe. Une migration mal planifiée peut toutefois entraîner des pertes de trafic, des erreurs techniques ou des problèmes de sécurité. Cet article complet vous guide pas à pas pour réussir votre migration WordPress tout en préservant, voire en améliorant, vos performances SEO et l’expérience utilisateur.

Concepts clés

Avant de commencer la migration de votre site WordPress, il est essentiel de comprendre quelques notions fondamentales. Cette compréhension vous aidera à éviter les erreurs courantes, à mieux dialoguer avec votre hébergeur ou votre développeur, et à garantir le succès de votre projet.

Qu’est-ce qu’une migration WordPress ?

La migration WordPress consiste à transférer l’ensemble des éléments d’un site WordPress d’un environnement à un autre. Les cas de figure les plus fréquents sont :

  • le transfert d’un hébergement vers un autre hébergement (changement de serveur) ;
  • le passage d’une URL à une autre (changement de nom de domaine) ;
  • la mise en ligne d’un site développé en local ou sur un serveur de préproduction ;
  • la fusion ou la séparation de plusieurs sites (par exemple, passer d’un multisite à un site unique, ou inversement).

Cette opération inclut systématiquement le transfert de plusieurs couches de données :

  • les fichiers (noyau WordPress, thèmes, plugins, médias) ;
  • la base de données (articles, pages, réglages, utilisateurs, options, menus, etc.) ;
  • les configurations spécifiques (fichier wp-config.php, fichiers de configuration du serveur comme .htaccess ou nginx.conf, paramètres de cache et de sécurité).

Pourquoi migrer son site WordPress ?

Les raisons de migrer un site WordPress sont multiples et souvent cumulatives :

  • Améliorer les performances : temps de chargement plus rapides, meilleure stabilité lors des pics de trafic, optimisation du temps de réponse serveur.
  • Changer d’hébergement pour des raisons financières, techniques ou de qualité de support (passer, par exemple, à un hébergeur spécialisé WordPress ou à un serveur plus puissant).
  • Renforcer la sécurité : environnement plus récent, mises à jour plus suivies, meilleure isolation des comptes, certificats SSL optimisés.
  • Mettre à jour l’architecture du site : adoption d’un nouveau thème, refonte graphique complète, changement de constructeur de pages, rationalisation des plugins.
  • Optimiser le SEO : améliorer la structure des URLs, la vitesse de chargement, la compatibilité mobile, ou corriger une architecture de contenu devenue trop complexe.
  • Transférer le site vers une nouvelle plateforme ou un nouvel environnement (par exemple, d’un serveur mutualisé à un VPS, d’un environnement local à la production, ou vers un système de staging).

Les différents types de migration WordPress

On distingue plusieurs types de migrations, qui n’impliquent pas toutes le même niveau de complexité :

  • Migration intra-hébergeur : changement de serveur ou d’offre au sein du même prestataire (par exemple, passage d’une offre mutualisée à une offre managée WordPress).
  • Migration inter‑hébergeurs : transfert complet du site d’un hébergeur à un autre (fichiers + base de données + DNS).
  • Migration de domaine : changement d’URL principale du site (par exemple, de monsite.fr à mon-nouveau-site.fr) sans nécessairement changer d’hébergeur.
  • Migration de HTTP vers HTTPS : sécurisation du site avec un certificat SSL et redirection systématique de toutes les pages vers la version sécurisée.
  • Migration de structure : passage d’une installation simple à un multisite, ou inversement, regroupement de plusieurs sites dans un seul, réorganisation profonde des contenus.

Importance de l’indexation après migration

L’indexation par les moteurs de recherche est cruciale pour maintenir et développer la visibilité de votre site après une migration. Une mauvaise configuration peut entraîner :

  • une perte de positionnement dans les résultats de recherche ;
  • des erreurs d’indexation (pages introuvables, contenus dupliqués) ;
  • une baisse de trafic durable pouvant impacter directement vos revenus ou vos objectifs marketing.

Pour limiter ces risques, il est indispensable de :

  • mettre en place des redirections 301 cohérentes et complètes ;
  • mettre à jour vos sitemaps XML et les soumettre à Google Search Console ;
  • surveiller les erreurs 404 et les corriger rapidement ;
  • vérifier que le site migré n’est pas bloqué par un fichier robots.txt ou une option WordPress qui empêche l’indexation.

Préparation de la migration

La phase de préparation est souvent sous-estimée, alors qu’elle conditionne directement la réussite de la migration. Une migration bien préparée se déroule en grande partie sans interruption de service ni pertes de données.

Audit du site avant migration

Avant toute action technique, réalisez un audit complet de votre site :

  • listez les plugins installés et identifiez ceux qui sont indispensables, obsolètes ou redondants ;
  • notez la version de WordPress, du thème et des principales extensions ;
  • analysez la structure des URLs (permalinks, taxonomies, balises canoniques, maillage interne) ;
  • vérifiez la taille de la base de données et des dossiers de médias ;
  • contrôlez l’état de santé du site (erreurs PHP, avertissements, conflits de plugins, lenteurs).

Réaliser une sauvegarde complète et vérifiée

La sauvegarde est l’étape la plus importante avant toute migration. Elle doit être :

  • complète : tous les fichiers du site, y compris les fichiers cachés, et l’intégralité de la base de données ;
  • stockée en dehors de votre serveur principal (cloud, ordinateur local, stockage externe) ;
  • testée : si possible, restaurez la sauvegarde sur un environnement de test pour vérifier qu’elle fonctionne.

Vous pouvez utiliser des plugins de sauvegarde spécialisés, les outils de votre hébergeur ou effectuer cette opération manuellement via FTP et phpMyAdmin ou en ligne de commande (par exemple avec mysqldump).

Configurer l’environnement de destination

Avant d’importer votre site, l’environnement de destination doit être correctement préparé :

  • version de PHP compatible avec votre version de WordPress et de vos extensions ;
  • base de données créée, avec un utilisateur disposant des droits nécessaires ;
  • installation de WordPress (selon la méthode choisie) ou simple espace vide prêt à recevoir vos fichiers ;
  • configuration du nom de domaine ou du sous-domaine de test ;
  • mise en place d’un certificat SSL si vous passez en HTTPS ou si le site est déjà sécurisé.

Bonnes pratiques avant et pendant la migration

Pour garantir un succès optimal lors de la migration de votre site WordPress, il est essentiel de suivre un ensemble de bonnes pratiques techniques et organisationnelles.

Optimiser le contenu avant la migration

La migration est l’occasion idéale de faire le tri et d’améliorer la qualité de votre site. Avant de procéder au transfert, il est recommandé d’optimiser vos contenus :

  • Supprimer les contenus obsolètes ou non performants (articles dépassés, pages inutiles, brouillons jamais utilisés) après avoir vérifié qu’ils ne génèrent plus de trafic ou de backlinks importants.
  • Optimiser les images en réduisant leur poids sans dégrader la qualité visible : compression, changement de format si nécessaire (par exemple WebP), redimensionnement adapté à l’affichage réel sur le site.
  • Nettoyer la base de données : révisions trop nombreuses, commentaires indésirables, transients expirés, tables orphelines laissées par d’anciens plugins.
  • Vérifier et améliorer les métadonnées (balises titre, meta-descriptions, attributs alt des images, données structurées) pour renforcer la pertinence SEO des pages clés.

Améliorer la structure du site

Une structure claire est essentielle pour l’expérience utilisateur et le référencement naturel. Avant la migration, travaillez la structure de vos contenus :

  • organisez les catégories et sous-catégories de façon logique et cohérente, en évitant les doublons et les branches trop profondes ;
  • créez une navigation intuitive (menus principaux, menus secondaires, fil d’Ariane) pour favoriser l’exploration des pages importantes ;
  • utilisez des URLs lisibles et cohérentes (permaliens structurés autour de mots-clés pertinents, sans paramètres inutiles) ;
  • renforcez le maillage interne en ajoutant des liens contextuels entre vos contenus stratégiques.

Limiter les changements simultanés

Pour faciliter le diagnostic en cas de problème, évitez de multiplier les changements majeurs au même moment. Par exemple, il est préférable de ne pas :

  • changer en même temps de thème, d’hébergeur et de structure d’URLs ;
  • lancer une refonte complète sans phase de tests ;
  • modifier massivement les contenus au moment exact de la mise en production.

Idéalement, découpez votre projet en étapes : d’abord la migration technique, ensuite les optimisations visuelles et SEO, puis les tests finaux.

Créer du contenu de qualité après la migration

Une fois la migration réalisée avec succès, la priorité est d’entretenir et d’améliorer vos performances. L’ajout de contenu pertinent et original est essentiel pour attirer, engager et fidéliser vos visiteurs :

  • Rédiger des articles optimisés pour le SEO en intégrant naturellement des mots-clés recherchés par votre audience, tout en respectant les bonnes pratiques éditoriales (titres clairs, sous-titres, paragraphes courts, listes, visuels).
  • Inclure des médias riches (vidéos explicatives, infographies, podcasts) pour enrichir l’expérience utilisateur, augmenter le temps passé sur vos pages et favoriser le partage.
  • Mettre en place un système de commentaires ou d’avis, modéré et sécurisé, afin d’encourager l’engagement et d’identifier les questions fréquentes de vos utilisateurs.
  • Mettre à jour régulièrement vos contenus existants, surtout ceux qui génèrent le plus de trafic, pour qu’ils restent exacts, complets et alignés avec les attentes des moteurs de recherche.

Étapes techniques pour migrer un site WordPress

Il existe plusieurs méthodes pour migrer un site WordPress : à l’aide de plugins spécialisés, via les outils d’un hébergeur ou manuellement. Le choix dépend de la taille de votre site, de vos compétences techniques et des contraintes de votre environnement.

Méthode 1 : Migration avec un plugin dédié

Les plugins de migration automatisent une grande partie du processus et conviennent à la plupart des sites de taille petite à moyenne.

Parmi les plus utilisés, on trouve notamment :

  • Duplicator : permet de créer un paquet (archive + script d’installation) pour cloner ou déplacer un site vers un nouvel hébergeur ou un nouvel emplacement.
  • All‑in‑One WP Migration : exporte et importe l’intégralité d’un site (base de données, fichiers, thèmes, plugins) via une interface simple.
  • WP Migrate (anciennement WP Migrate DB Pro) : très efficace pour migrer la base de données, synchroniser des environnements (local, staging, production) et gérer la recherche/remplacement des URLs.

La procédure générale est la suivante (elle peut varier légèrement selon le plugin) :

  • installer et activer le plugin sur le site source ;
  • créer un package de migration (archive des fichiers + export de la base) ;
  • transférer le package sur le serveur de destination (via FTP ou interface web) ;
  • lancer le script d’installation fourni par le plugin ;
  • vérifier les réglages finaux (URLs, permaliens, HTTPS, chemins de fichiers).

Méthode 2 : Migration manuelle

La migration manuelle offre un contrôle total et permet de mieux comprendre ce qu’il se passe en coulisses. Elle est particulièrement utile pour les sites volumineux, les environnements complexes ou lorsque l’usage de plugins est limité.

Les grandes étapes sont :

  • Copie des fichiers : accéder au serveur source via FTP, SFTP ou SSH, puis télécharger l’intégralité des fichiers WordPress (y compris le dossier wp-content qui contient vos thèmes, plugins et médias).
  • Export de la base de données : utiliser phpMyAdmin, un outil équivalent ou une commande en ligne pour exporter la base au format SQL.
  • Création de la base sur le serveur de destination : créer une nouvelle base de données, ainsi qu’un utilisateur avec un mot de passe robuste, et lui attribuer tous les droits nécessaires.
  • Import de la base : importer le fichier SQL exporté dans la nouvelle base de données.
  • Envoi des fichiers sur le nouveau serveur : téléverser les fichiers WordPress vers l’hébergement de destination, dans le bon répertoire.
  • Configuration du fichier wp-config.php : adapter les paramètres de connexion à la base de données (nom de la base, utilisateur, mot de passe, serveur).
  • Mise à jour des URLs : si vous changez de domaine ou de chemin, effectuer les opérations de recherche/remplacement dans la base de données (avec prudence) pour mettre à jour les liens absolus.

Tests et validation après migration

Une fois la migration effectuée, il est crucial de procéder à une série de tests avant de communiquer sur le nouveau site ou de couper définitivement l’ancien :

  • vérifier l’accessibilité des pages principales (accueil, pages de catégorie, fiches produits, formulaires de contact, tunnel de commande) ;
  • tester les formulaires (contact, inscription, devis, commentaires) et les emails transactionnels ;
  • contrôler le fonctionnement des plugins essentiels (cache, sécurité, SEO, e‑commerce, constructeur de page) ;
  • vérifier la génération de vignettes d’images et l’affichage de la bibliothèque de médias ;
  • analyser les messages d’erreur éventuels dans les logs serveur et la console du navigateur.

Outils et ressources pour une migration réussie

Plusieurs outils gratuits ou payants peuvent faciliter la migration de votre site WordPress et l’optimisation de ses performances après le transfert.

Outils indispensables pour migrer WordPress

Voici quelques outils particulièrement recommandés :

  • Google Search Console : pour surveiller l’indexation, suivre l’état de santé SEO de votre site, détecter les erreurs 404, les problèmes de couverture, de données structurées ou d’expérience utilisateur après la migration.
  • Google Analytics (ou une solution d’analyse équivalente) : pour analyser l’évolution du trafic, identifier d’éventuelles chutes anormales, repérer les pages les plus sensibles à surveiller et mesurer l’impact global de la migration.
  • Plugins de migration et de sauvegarde : Duplicator, All‑in‑One WP Migration, WP Migrate et d’autres solutions offrent des fonctionnalités avancées pour cloner, transférer et synchroniser des sites WordPress.
  • Outils de performance : services de mesure de vitesse, outils de profilage et solutions de cache (plugins de cache, CDN) pour optimiser les temps de chargement après la migration.

Ressources supplémentaires

Pour approfondir le sujet de la migration WordPress et des bonnes pratiques SEO, vous pouvez consulter :

  • le forum d’aide WordPress en français, qui regroupe une communauté active d’utilisateurs et de développeurs ;
  • la documentation de Google Search Console, utile pour comprendre les rapports d’indexation, les réglages de domaine préféré ou les problèmes de couverture ;
  • les guides SEO WordPress proposés par des acteurs reconnus du secteur, qui détaillent la mise en place de balises, la gestion des redirections et l’optimisation technique.

Gestion du SEO et des redirections après migration

La préservation du référencement naturel est l’un des enjeux majeurs d’une migration. Sans une stratégie claire de redirections et de suivi, même un site techniquement bien migré peut perdre une part significative de sa visibilité.

Pourquoi ma migration WordPress ne fonctionne pas ?

En cas de dysfonctionnement après une migration WordPress, commencez par vérifier les points suivants :

  • Intégrité des fichiers transférés : certains fichiers peuvent être corrompus ou manquants suite à un transfert FTP interrompu. Comparez les tailles de répertoires ou relancez le transfert si nécessaire.
  • Accès à la base de données : assurez-vous que les informations de connexion dans wp-config.php (nom de la base, identifiant, mot de passe, hôte) sont correctes et que la base de données répond.
  • Préfixe de table : vérifiez que le préfixe défini dans wp-config.php correspond bien à celui de vos tables dans la base de données.
  • Version de PHP et extensions : une version de PHP trop ancienne ou trop récente par rapport à votre version de WordPress et de vos plugins peut provoquer des erreurs. Assurez-vous également que les extensions PHP nécessaires sont activées.
  • Journal d’erreurs du serveur : consultez les logs d’erreurs pour identifier précisément l’origine des problèmes (erreurs de syntaxe, fonctions obsolètes, manque de mémoire, permissions de fichiers).

Comment rediriger correctement mes URLs après migration ?

Pour rediriger vos URLs correctement et préserver votre SEO après une migration, vous pouvez utiliser plusieurs approches complémentaires :

  • Plugin de gestion de redirections : installez un plugin de redirection dédié pour créer et gérer facilement des redirections 301 depuis l’interface d’administration WordPress. Il permet souvent de suivre les erreurs 404 et d’ajouter rapidement des règles de redirection ciblées.
  • Fichier .htaccess (serveur Apache) : pour configurer des redirections globales (par exemple, redirection d’un ancien domaine vers un nouveau, passage automatique de HTTP à HTTPS, normalisation avec ou sans www). Vous pouvez y définir des règles de type : redirection de toutes les anciennes URLs vers leur nouvelle structure via des expressions régulières.
  • Configuration du serveur (Nginx, etc.) : si votre hébergeur utilise Nginx ou un autre serveur, les redirections peuvent être gérées dans les fichiers de configuration (par exemple, blocs server) plutôt que dans un .htaccess.

Après la mise en place des redirections :

  • vérifiez les redirections des pages les plus importantes (pages générant le plus de trafic naturel, fiches produits essentielles, contenus avec de nombreux liens externes) ;
  • utilisez des outils d’analyse pour repérer les erreurs 404 restantes et créer des redirections supplémentaires si nécessaire ;
  • tenez compte de la cohérence globale : une redirection 301 doit, dans la mesure du possible, pointer vers un contenu équivalent ou très proche pour conserver la pertinence SEO.

Contrôles SEO après migration

La période qui suit immédiatement une migration est stratégique. Un suivi attentif permet de corriger rapidement les problèmes et de stabiliser votre visibilité.

Vérifications essentielles dans Google Search Console

Après la migration :

  • vérifiez que la propriété du nouveau domaine est bien ajoutée et validée ;
  • mettez à jour et soumettez un nouveau sitemap XML reflétant la nouvelle structure des URLs ;
  • surveillez le rapport de couverture pour repérer les pages exclues ou en erreur ;
  • contrôlez les erreurs d’exploration (404, redirections incorrectes) et corrigez-les ;
  • analysez l’évolution des impressions et des clics sur vos requêtes principales dans les semaines suivant la migration.

Suivi du trafic et du comportement utilisateur

Avec un outil d’analytique, suivez de près :

  • le volume global de trafic organique (provenant des moteurs de recherche) ;
  • le taux de rebond et le temps passé sur les pages stratégiques ;
  • les conversions (ventes, formulaires, téléchargements) pour vérifier qu’elles ne sont pas impactées négativement ;
  • les pages les plus visitées avant la migration et leur performance après la mise en ligne du site migré.

Sécurité et performance après migration

Une fois la migration terminée et validée, profitez-en pour renforcer la sécurité de votre site et optimiser sa performance.

Bonnes pratiques de sécurité

Pour sécuriser votre site WordPress après la migration :

  • mettez à jour WordPress, le thème et les plugins vers les dernières versions stables compatibles ;
  • désinstallez les extensions inutilisées ou obsolètes ;
  • choisissez des mots de passe robustes et des rôles utilisateurs adaptés (évitez de multiplier les comptes administrateurs) ;
  • mettez en place une solution de sécurité (firewall applicatif, protection contre la force brute, surveillance des fichiers) ;
  • vérifiez les droits d’accès aux fichiers et dossiers (permissions) sur le nouveau serveur.

Optimisation des performances

La migration est souvent l’occasion de rendre votre site plus rapide :

  • mettez en place un système de cache adapté (cache de pages, cache d’objets, minification des fichiers CSS et JavaScript) ;
  • envisagez l’utilisation d’un CDN pour distribuer vos contenus statiques (images, scripts, feuilles de style) plus rapidement à l’échelle internationale ;
  • optimisez le poids des pages (compression d’images, suppression de scripts inutiles, chargement différé de certains éléments) ;
  • surveillez régulièrement les temps de réponse du serveur et la disponibilité du site.

Foire Aux Questions (FAQ)

Combien de temps prend une migration WordPress ?

La durée d’une migration WordPress dépend de plusieurs facteurs : taille du site, méthode utilisée, débit de connexion, complexité de l’infrastructure et niveau de préparation. Pour un site vitrine de taille modeste, avec un plugin dédié, la migration peut se faire en quelques dizaines de minutes, hors phase de tests. Pour un site e‑commerce volumineux ou un projet multi‑environnements, il est prudent de prévoir plusieurs heures, voire plus, en incluant les vérifications et les ajustements.

Puis‑je migrer mon site WordPress sans interruption de service ?

Il est possible de réduire fortement, voire de rendre quasi invisible, l’interruption de service pour les visiteurs. Pour cela, on peut travailler sur un environnement de préproduction, effectuer la migration principale en amont, puis basculer le trafic vers le nouveau site au moment opportun (modification des DNS, ajustement du fichier hosts pour les tests). L’objectif est que la bascule finale soit la plus rapide possible.

Dois‑je mettre mon site en maintenance pendant la migration ?

Lors de certaines étapes critiques (sauvegarde finale, export de base, bascule de la base de données), il est recommandé d’activer un mode maintenance ou de bloquer temporairement les modifications de contenu (par exemple, sur un site e‑commerce, éviter les commandes pendant la fenêtre de bascule). Cela limite les risques de perte de données et garantit que la copie transférée est cohérente.

Que faire si je constate une forte baisse de trafic après la migration ?

En cas de baisse notable de trafic organique après une migration :

  • contrôlez en priorité les redirections 301 et assurez‑vous que toutes les anciennes URLs stratégiques pointent vers des pages pertinentes ;
  • vérifiez les rapports de couverture et d’erreurs dans Google Search Console ;
  • analysez les pages qui ont perdu le plus de trafic et comparez leur contenu, leurs balises et leurs liens internes avant et après migration ;
  • corrigez rapidement les problèmes identifiés (erreurs 404, redirections en chaîne, problèmes de canonicals) ;
  • laissez au moteur de recherche le temps de réexplorer et de réindexer l’ensemble du site rénové.

Puis‑je changer de thème en même temps que je migre mon site ?

Oui, mais cette approche augmente la complexité globale du projet. Changer de thème pendant la migration implique des ajustements supplémentaires (gabarits de pages, shortcodes, widgets, compatibilité avec certains plugins). Si possible, il est préférable de séparer la migration technique (changement de serveur ou de domaine) et la refonte graphique, ou au minimum de prévoir une phase de tests approfondis sur un environnement de préproduction.

Faut‑il faire appel à un professionnel pour migrer un site WordPress ?

Tout dépend de la taille de votre site, de son importance stratégique et de vos compétences techniques. Pour un petit site personnel, un plugin de migration bien paramétré peut suffire. En revanche, pour un site d’entreprise, un e‑commerce ou un projet à fort enjeu de trafic, il peut être judicieux de faire appel à un professionnel ou à une agence spécialisée pour sécuriser l’opération, réduire les risques d’erreurs et optimiser les performances et le SEO dès la mise en ligne.

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