Comment faire une sauvegarde WordPress (guide complet 2025)
Sommaire de l'article
Introduction
La sauvegarde de votre site WordPress est uneétape essentielle pour protéger vos données etéviter des pertes irrémédiables. Qu’il s’agisse d’une attaque, d’une panne serveur, d’une erreur de manipulation ou d’une mise à jour qui se passe mal, une sauvegarde bien organisée peut vous sauver de situations critiques.
Une sauvegarde WordPress complète ne concerne pas uniquement le contenu visible de votre site, mais aussi sa base de données, ses fichiers système et tous leséléments techniques qui permettent au site de fonctionner. Dans ce guide détaillé, vous allez découvrir, étape parétape, comment faire une sauvegarde WordPress efficace, comment la stocker de façon sécurisée, et comment vérifier qu’elle est réellement exploitable en cas de problème.
Nous verrons les concepts clés, les bonnes pratiques, les principaux outils (plugins, méthodes manuelles, sauvegardes via l’hébergeur) ainsi que des conseils concrets pour définir une stratégie de sauvegarde adaptée à votre site.
Concepts clés pour une sauvegarde WordPress complète
Pour bien comprendre comment effectuer une sauvegarde WordPress, il est indispensable de maîtriser quelques notions techniques de base. Une sauvegarde incomplète peut donner une fausse impression de sécurité : vous pensezêtre protégé, mais vous ne pouvez pas restaurer correctement le site.
- Base de données MySQL : c’est l’endroit où sont stockés tous les contenus de votre site (articles, pages, commentaires, utilisateurs, réglages, menus, certains paramètres de thèmes et de plugins, etc.). Une sauvegarde doit impérativement inclure cette base de données, sans quoi vous ne pourrez pas restaurer le contenuéditorial ni une grande partie de la configuration.
- Fichiers du site : ce sont tous les fichiers présents sur votre hébergement web, notamment :
- le cœur de WordPress (fichiers du CMS) ;
- les thèmes (dossier
wp-content/themes) ; - les extensions (dossier
wp-content/plugins) ; - les médias uploadés (images, PDF, vidéos, etc. dans
wp-content/uploads) ; - les fichiers de configuration (par exemple
wp-config.php).
- Sauvegarde complète vs incrémentielle :
- une sauvegarde complète contient l’intégralité des fichiers et de la base de données ;
- une sauvegarde incrémentielle enregistre uniquement les modifications récentes depuis la dernière sauvegarde (ajout d’articles, mises à jour de plugins, nouveaux médias, etc.).
- Automatisation : les outils modernes de sauvegarde permettent généralement d’automatiser les sauvegardes (planification quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou en temps réel). L’automatisation est fortement recommandée pouréviter d’oublier de faire une sauvegarde manuelle avant une mise à jour importante ou une modification risquée.
- Stockage externe : une bonne sauvegarde WordPress ne reste pas uniquement sur le même serveur que votre site. Il est recommandé de stocker vos sauvegardes sur un espace externe (cloud ou stockage local indépendant) afin de vous protéger contre une panne globale de l’hébergeur ou un piratage du serveur.
Retenez une règle simple : pour pouvoir restaurer correctement un site WordPress, il vous faut toujours à la fois la base de données et les fichiers du site.
Bonnes pratiques pour sauvegarder WordPress
Au-del à du simple fait de “faire une sauvegarde”, il est important de mettre en place une vraie stratégie. Voici les bonnes pratiques à suivre pour protéger efficacement votre site WordPress.
- Régularité des sauvegardes : adaptez la fréquence aux besoins réels de votre site :
- site e-commerce, site d’adhérents, plateforme de formation ou blog très actif : sauvegardes quotidiennes, voire en temps réel pour les systèmes les plus avancés ;
- site vitrine peu mis à jour : sauvegardes hebdomadaires ou mensuelles peuvent suffire, à condition de déclencher une sauvegarde manuelle avant toute modification importante (mise à jour de thème, changement de structure, etc.).
- Plan de rétention (rotation des sauvegardes) : ne conservez pas une seule sauvegarde. Prévoyez plusieurs versions :
- conserver par exemple les 7 dernières sauvegardes quotidiennes ;
- conserver quelques sauvegardes plus anciennes (hebdomadaires ou mensuelles) pour revenir à unétat antérieur en cas de problème non détecté immédiatement.
- Test des restaurations : une sauvegarde non testée reste théorique. Il est fortement conseillé de :
- tester régulièrement la restauration sur un environnement de test ou de staging ;
- vérifier que le site restauré est fonctionnel (pages, formulaires, commandes, connexion au back-office, etc.).
- Sécurité des sauvegardes :
- ne laissez pas les archives de sauvegarde directement accessibles dans un dossier public du site (par exemple dans
wp-content/uploads) ; - protégez vos sauvegardes avec un chiffrement lorsque l’outil le permet ;
- activez la double authentification (2FA) sur les comptes cloud où vos sauvegardes sont stockées ;
- limitez l’accès aux sauvegardes aux seules personnes réellement autorisées (administrateurs, équipe technique).
- ne laissez pas les archives de sauvegarde directement accessibles dans un dossier public du site (par exemple dans
- Diversification des lieux de stockage : pour limiter les risques, combinez plusieurs emplacements :
- un stockage cloud (Google Drive, Dropbox, Amazon S3, OneDrive, etc.) ;
- un stockage local (disque dur externe, serveur dédié, NAS, etc.) ;
- éventuellement les sauvegardes automatiques fournies par votre hébergeur si cela fait partie de votre offre.
- Vérification des sauvegardes de l’hébergeur : certains hébergeurs proposent des sauvegardes automatiques, mais :
- ils ne sauvegardent pas toujours les e-mails ou tous les sous-domaines ;
- la durée de rétention peutêtre très limitée ;
- la restauration peutêtre globale (compte complet) et non granulaire (un seul site ou une seule base).
- Mise à jour des plugins de sauvegarde : utilisez toujours des plugins de sauvegarde à jour pour bénéficier des dernières fonctionnalités, des correctifs de sécurité et d’une compatibilité optimale avec la version actuelle de WordPress, de votre thème et de vos autres extensions.
En appliquant ces bonnes pratiques, vous construisez une stratégie de sauvegarde WordPress solide, adaptée aux enjeux réels de votre site.
Les principales méthodes pour sauvegarder un site WordPress
Il existe trois grandes approches pour effectuer une sauvegarde WordPress :
- sauvegarde via l’outil natif de l’hébergeur ;
- sauvegarde avec un plugin WordPress dédié ;
- sauvegarde manuelle (fichiers + base de données).
Les trois méthodes peuventêtre utilisées séparément ou combinées pour renforcer la résilience de votre site.
1. Sauvegarder WordPress avec l’outil de votre hébergeur
De nombreux hébergeurs proposent un outil de sauvegarde intégré dans leur panneau de gestion (cPanel, Plesk, hPanel, interface propriétaire, etc.). Cette solution présente l’avantage d’être simple à utiliser et de ne pas nécessiter l’installation d’un plugin.
Le principe général est le suivant (l’intitulé précis des menus peut varier) :
- connectez-vous au panneau de contrôle de votre hébergeur ;
- recherchez la section dédiée aux Sauvegardes ou à la Gestion des fichiers ;
- lancez la création d’une sauvegarde complète de votre compte ou de votre site ;
- attendez la fin du processus (le temps nécessaire dépend de la taille du site) ;
- téléchargez l’archive fournie ou vérifiez qu’elle est bien stockée sur l’espace prévu.
Avantages de cette méthode :
- aucune extension supplémentaire à installer sur WordPress ;
- sauvegarde généralement complète (fichiers + base de données) ;
- processus relativement simple même pour les débutants.
Points de vigilance :
- vérifiez si les sauvegardes sont stockées sur le même serveur ou sur une infrastructure distincte ;
- confirmez la fréquence des sauvegardes automatiques, la durée de conservation et leséléments réellement inclus (bases multiples, emails, sous-domaines, etc.) ;
- complétez si nécessaire avec des sauvegardes externes pour ne pas dépendre uniquement de l’hébergeur.
2. Sauvegarder WordPress avec un plugin dédié
Les plugins de sauvegarde WordPress sont aujourd’hui l’une des solutions les plus utilisées, notamment parce qu’ils permettent d’automatiser les sauvegardes, de choisir précisément leséléments à sauvegarder et d’envoyer les archives vers des services cloud externes.
Plugins de sauvegarde WordPress populaires
Parmi les extensions les plus utilisées pour sauvegarder un site WordPress en 2025, on peut citer :
- UpdraftPlus : l’un des plugins de sauvegarde gratuits les plus installés. Il permet de planifier des sauvegardes automatiques, de choisir leséléments à sauvegarder (fichiers, base de données) et de les envoyer vers des services de stockage externes comme Google Drive, Dropbox, Amazon S3, etc. La version premium ajoute des fonctionnalités avancées (sauvegardes incrémentielles, clones, migration, plus de destinations, etc.).
- Duplicator et Duplicator Pro : très utilisé pour les sauvegardes et les migrations de sites (changement d’hébergeur, clonage vers un environnement de test). Il permet de créer un package contenant les fichiers et la base de données, accompagné d’un script d’installation.
- Jetpack VaultPress Backup (Jetpack Backups) : service de sauvegarde en temps réel (selon l’offre) avec stockage sécurisé sur une infrastructure externe et interface de restauration simplifiée. Particulièrement adapté aux sites à forte activité (e-commerce, memberships).
- BackWPup, BlogVault, BackupBuddy et d’autres solutions professionnelles offrentégalement des fonctionnalités avancées en matière de sauvegarde, de restauration et de migration.
Exemple : sauvegarder WordPress avec UpdraftPlus
Voici un exemple de procédure typique avec un plugin de sauvegarde comme UpdraftPlus :
- connectez-vous à votre tableau de bord WordPress avec un compte administrateur ;
- allez dans Extensions > Ajouter, puis recherchez “UpdraftPlus” ;
- installez et activez le plugin ;
- accédez au menu de l’extension (généralement dans Réglages > Sauvegardes ou similaire) ;
- configurez les paramètres de planification : fréquence des sauvegardes de fichiers, fréquence des sauvegardes de base de données ;
- choisissez la destination de stockage (Google Drive, Dropbox, Amazon S3, serveur distant, etc.) et autorisez la connexion si nécessaire ;
- définissez le nombre de sauvegardes à conserver pour la rotation ;
- lancez une première sauvegarde manuelle complète (fichiers + base de données) pour vérifier que tout fonctionne ;
- téléchargezéventuellement une copie locale de la sauvegarde pour un stockage supplémentaire.
Ce type de plugin vousévite de manipuler directement les fichiers via FTP ou la base de données via phpMyAdmin, tout en offrant une automatisation avancée.
3. Sauvegarder manuellement WordPress (fichiers + base de données)
La sauvegarde manuelle est plus technique, mais elle offre un contrôle total sur le processus. Elle est particulièrement utile si vous ne pouvez pas installer de plugin ou si vous souhaitez vérifier l’intégrité de vos sauvegardes automatisées.
Étape 1 : sauvegarder les fichiers WordPress
Vous pouvez sauvegarder les fichiers de votre site via le gestionnaire de fichiers de votre hébergeur ou via un client FTP (comme FileZilla, Cyberduck, etc.).
Méthode via le gestionnaire de fichiers :
- connectez-vous au panneau de contrôle de votre hébergeur ;
- ouvrez le Gestionnaire de fichiers ;
- repérez le répertoire racine de votre site WordPress, souvent nommé
public_html,wwwou portant le nom du domaine ; - sélectionnez tous les fichiers et dossiers de l’installation WordPress (y compris
wp-admin,wp-content,wp-includes, ainsi que les fichiers à la racine commewp-config.php) ; - compressez-les dans une archive
.zipou.tar.gz; - téléchargez cette archive sur votre ordinateur ou sur un autre support sécurisé.
Méthode via FTP :
- installez un client FTP (par exemple FileZilla) sur votre ordinateur ;
- récupérez vos identifiants FTP auprès de votre hébergeur (hôte, nom d’utilisateur, mot de passe, port) ;
- connectez-vous au serveur via votre client FTP ;
- localisez le répertoire racine de votre site ;
- téléchargez l’ensemble des fichiers et dossiers vers un dossier de sauvegarde sur votre ordinateur ;
- vérifiez que tous les fichiers ont bienété transférés (le client FTP indique généralement le nombre de transferts réussis).
Étape 2 : sauvegarder la base de données via phpMyAdmin
Pour sauvegarder la base de données MySQL, vous pouvez utiliser phpMyAdmin, souvent disponible dans le panneau de contrôle de votre hébergeur.
Procédure générale :
- connectez-vous au panneau de contrôle de votre hébergeur ;
- accédez à l’outil phpMyAdmin ;
- dans la colonne de gauche, sélectionnez la base de données utilisée par votre site WordPress (le nom est indiqué dans le fichier
wp-config.phpsi besoin) ; - cliquez sur l’onglet Exporter ;
- choisissez la méthode d’exportation “Rapide” et le format “SQL” pour une sauvegarde complète ;
- cliquez sur Exécuter ou Go pour télécharger le fichier
.sqlsur votre ordinateur.
Conservez ce fichier SQL avec la sauvegarde des fichiers. Ensemble, ils constituent la sauvegarde complète de votre site WordPress.
Outils et ressources utiles autour de la sauvegarde WordPress
En complément des plugins et méthodes déj àévoqués, d’autres outils peuvent vous aider à gérer vos sauvegardes et à vérifier la bonne santé de votre site après une restauration.
- WP-CLI : il s’agit d’une interface en ligne de commande pour WordPress. Pour les utilisateurs avancés disposant d’un accès SSH, WP-CLI permet d’exporter la base de données, de gérer les fichiers, d’installer des extensions, de mettre à jour le site et d’automatiser certaines tâches de maintenance, y compris des scripts de sauvegarde.
- Clients FTP (FileZilla, Cyberduck…) : ils sont indispensables pour les sauvegardes manuelles et la restauration de fichiers, en particulier si vous devez intervenir rapidement en cas de site non accessible.
- Google Search Console : bien qu’il ne s’agisse pas d’un outil de sauvegarde, il est très utile après une restauration pour :
- surveiller l’indexation des pages ;
- détecter d’éventuelles erreurs d’exploration ;
- vérifier l’absence d’alertes de sécurité ou d’actions manuelles liées à un piratage.
- Google Analytics (ou autre outil d’analytics) : après la restauration d’un site, suivre le trafic vous permet de vérifier que les visiteurs accèdent de nouveau correctement aux pages, que les conversions fonctionnent et que les performances reviennent à la normale.
Ces outils ne remplacent pas les sauvegardes, mais ils complètent efficacement votre stratégie de protection et de suivi de votre site WordPress.
Comment restaurer un site WordPress à partir d’une sauvegarde
Sauvegarder son site est indispensable, mais savoir le restaurer l’est tout autant. Une restauration mal réalisée peut aggraver la situation ou conduire à un site partiellement fonctionnel.
Principes généraux de la restauration
Quelle que soit la méthode utilisée (plugin, hébergeur, restauration manuelle), le principe reste le même :
- restaurer la base de données à l’état sauvegardé ;
- restaurer les fichiers WordPress (thèmes, plugins, médias, fichiers du cœur, configuration) ;
- vérifier que les URL et les paramètres du site correspondent bien à l’environnement de destination (même domaine, même chemin, ou configuration adaptée en cas de migration).
Si vous restaurez sur un environnement de test ou de staging, adaptez les réglages de l’URL du site pouréviter les conflits avec le site de production.
Bonnes pratiques lors d’une restauration
- Effectuer une sauvegarde avant de restaurer : avant toute opération de restauration, faites une sauvegarde de l’état actuel du site, même s’il est dysfonctionnel. Cela vous permettra de revenir en arrière au besoin.
- Limiter les changements parallèles : évitez de modifier le contenu, de faire des mises à jour ou d’installer de nouvelles extensions pendant la restauration.
- Désactiver temporairement certains services : pour un site e-commerce, il peutêtre pertinent de couper temporairement les paiements ou de mettre le site en mode maintenance pendant la restauration, afin d’éviter des commandes perdues ou incohérentes.
- Ne pas se limiter aux plugins : certains tutoriels recommandent de désactiver tous les plugins avant une restauration. Cette pratique n’est pas toujours nécessaire et dépend de la méthode utilisée. Lorsque vous restaurez via un plugin de sauvegarde fiable ou via l’outil de l’hébergeur, la restauration se charge généralement de remettre le site dans unétat cohérent. En revanche, en cas de conflit ou d’erreur critique, désactiver temporairement les plugins (via FTP, par exemple en renommant le dossier
plugins) peut aider à regagner l’accès à l’administration. - Vérifier les dépendances : après la restauration, contrôlez leséléments suivants :
- fonctionnement du thème actif ;
- compatibilité et activation des plugins ;
- connexions aux services externes (passerelles de paiement, API, envois d’e-mails, etc.) ;
- présence de toutes les images et fichiers médias importants.
Restauration avec un plugin de sauvegarde
La plupart des plugins de sauvegarde sérieux proposent une fonction de restauration intégrée. Le scénario classique est le suivant :
- accédez à l’interface du plugin de sauvegarde dans le back-office WordPress ;
- sélectionnez la sauvegarde à restaurer (identifiée par sa date, son heure etéventuellement un commentaire) ;
- choisissez ce que vous voulez restaurer : fichiers, base de données, ou les deux ;
- lancez la restauration et attendez la fin du processus ;
- vérifiez le site en front-office et en back-office.
Selon la taille du site, la restauration peut prendre quelques minutes. Il est recommandé d’effectuer cette opération durant une période de faible trafic si le site est en production.
Restauration manuelle (fichiers + base de données)
Pour une restauration manuelle :
- uploadez les fichiers de sauvegarde (via FTP ou le gestionnaire de fichiers) dans le répertoire du site, en remplaçant les fichiers existants si nécessaire ;
- importez la base de données sauvegardée dans phpMyAdmin :
- sélectionnez la base de données ;
- utilisez l’onglet Importer ;
- choisissez le fichier SQL de sauvegarde ;
- lancez l’importation.
- adaptezéventuellement le fichier
wp-config.phpsi des identifiants de base de données ont changé (dans le cas d’une migration vers un autre hébergeur, par exemple).
Après la restauration, pensez à purger le cache (plugin de cache, cache CDN, etc.) pour visualiser correctement les changements.
FAQ sur la sauvegarde WordPress
Pour répondre aux questions les plus fréquentes sur la sauvegarde WordPress :
- Pourquoi faut-il sauvegarder son site WordPress ?
- Comment savoir si ma sauvegarde est correcte ?
- Est-ce nécessaire d’utiliser un plugin pour la sauvegarde ?
- Où stocker mes sauvegardes WordPress ?
- Quelles sont les erreurs àéviter lors d’une restauration ?
- À quelle fréquence dois-je sauvegarder mon site WordPress ?
La sauvegarde sert àéviter les pertes de données en cas d’attaque, de panne serveur, d’erreur humaine, de problème lors d’une mise à jour ou d’un conflit entre extensions. Sans sauvegarde exploitable, il peutêtre très difficile, voire impossible, de retrouver l’intégralité de votre site dans sonétat antérieur.
Une sauvegarde est correcte si elle contient à la fois la base de données et les fichiers du site et si vous avez vérifié qu’elle peutêtre restaurée avec succès sur un environnement de test. Tester périodiquement la restauration est le meilleur moyen de s’assurer que vos sauvegardes sont réellement utilisables.
Il est possible de faire une sauvegarde manuelle (fichiers + base de données) sans plugin, mais l’utilisation d’un plugin spécialisé est vivement recommandée pour automatiser le processus, réduire les risques d’oubli et faciliter la planification, la rotation et l’envoi des sauvegardes vers un stockage externe.
Idéalement, combinez plusieurs emplacements : un stockage cloud (Google Drive, Dropbox, Amazon S3, etc.), un stockage local (disque externe, NAS, serveur de sauvegarde) et, éventuellement, les sauvegardes automatiques de votre hébergeur. Évitez de conserver les archives de sauvegarde uniquement sur le même serveur que le site.
Parmi les erreurs fréquentes, on peut citer : restaurer une sauvegarde incomplète (seulement les fichiers ou seulement la base de données), écraser le site en production sans avoir sauvegardé sonétat actuel, restaurer sur un mauvais environnement (mauvaise base de données, mauvais dossier), ou encore oublier d’adapter les URLs et la configuration en cas de migration. Plutôt que de désactiver systématiquement tous les plugins avant toute restauration, il est préférable de suivre la procédure recommandée par l’outil de sauvegarde utilisé et de n’intervenir sur les plugins qu’en cas de problème spécifique.
La fréquence dépend du type de site et de son niveau d’activité. Pour un site dynamique (boutique en ligne, site à forte audience, plateforme avec comptes utilisateurs), des sauvegardes quotidiennes ou en temps réel sont souvent nécessaires. Pour un site vitrine peu mis à jour, une sauvegarde hebdomadaire ou mensuelle peut suffire, à condition de déclencher une sauvegarde manuelle avant toute modification importante.
Conclusion
Mettre en place une stratégie de sauvegarde WordPress sérieuse est l’une des meilleures protections possibles pour votre site. En combinant sauvegardes régulières, stockage externe sécurisé, tests de restauration et outils adaptés (plugins de sauvegarde, fonctionnalités de l’hébergeur, méthodes manuelles), vous réduisez considérablement les risques de perte définitive de vos données.
N’oubliez pas que la prévention est toujours plus simple et moins coûteuse que la réparation après un incident majeur. Prenez le temps de configurer correctement vos sauvegardes maintenant, de documenter la procédure de restauration et de former les personnes qui doivent pouvoir intervenir en cas de problème. Ainsi, vous garderez la maîtrise de votre site WordPress, même dans les situations les plus critiques.
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